Livre du Bicentenaire (Coiffard, 2008)
Dictionnaire biographique
Auteur : Jean-Louis Liters
VERBE Marcellin
(1914-2000)
Élève / Médecin –
Déporté résistant –
Homme politique
Maurice dans la Résistance
Né le 1er avril 1914 à Nantes, d’un père industriel. Il fait toutes ses études secondaires au lycée jusqu’au baccalauréat Philo. Il est au lycée le condisciple de François Dallet et de Max Veper. Doté d’un physique d’athlète, il brille en aviron et en athlétisme; en rugby il est un des piliers de l’équipe victorieuse du lycée. Il obtient son diplôme de docteur en médecine en 1939 et, la guerre survenant, est affecté dans les services de santé de l’armée. Fait prisonnier le 21 juin 1941, il est interné à Nuremberg, s’évade, est repris à Colmar, puis est rapatrié sanitaire et démobilisé début 1941. Il continue la lutte, appartient au groupe de Résistance de Max Veper, est arrêté, en pleine consultation, par la gestapo au début 1944 et déporté à Buchenwald Dora d’où il s’évade en avril 1945 et rejoint l’armée américaine. Après la guerre, il reprend ses activités de médecin. Il est maire de Saint-Sébastien-sur-Loire (1953-1983), conseiller général du 4ème puis du 10ème canton de Nantes (1958-1982) et vice président de l’assemblée départementale (1972-1982). Fervent militant pour la paix, il réalise dès 1964, avec son ami Arthur Christiansen, le jumelage franco-allemand de Saint-Sébastien et de Glinde, le premier du genre en Loire-Atlantique. Son épouse Aimée Verbe, première femme diplômée de l’Institut polytechnique de l’Ouest (IPO) a été elle-même, maire de Saint-Sébastien (1945-1947) avant d’enseigner les mathématiques aux lycées Livet et de Chantenay.
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Mise à jour : 3 mars 2026
Notice rédigée par Jacques Burlot
VERBE Marcellin
(1914-2000)
Marcellin Verbe est né à Nantes le 1er avril 1914. Il effectue ses études secondaires au Lycée Clemenceau de 1925 à 1933, jusqu’à son baccalauréat Philo. Il a pour camarade de lycée François Dallet, Max Veper et également Gilbert Burlot. Très sportif, il sera champion de France universitaire d’aviron en 1937, champion de l’Atlantique en athlétisme en 1938 et est sélectionné pour les rencontres des Charentes et de Guyenne-Gascogne en rugby en 1939.
Il poursuit des études de médecine à Paris, obtient son diplôme en 1939 et devient interne à l’hôpital de Niort en psychiatrie. Appelé sous les drapeaux en septembre 1939, il est affecté dans les Vosges en tant que médecin auxiliaire. Fait prisonnier en juin 1940, il est interné à Nuremberg. Il réussit à s’évader mais est repris à Colmar, puis finalement rapatrié sanitaire et démobilisé en février 1941.
Il s’installe alors comme médecin à Saint-Sébastien-sur-Loire. Dès 1942, il entre dans la Résistance dans le groupe de Max Veper, ainsi qu’au B.C.R.A. et à l’Intelligence Service sous les ordres de Ralph Goldne, officiant comme agent de liaison. Puis, en 1943, il rejoint des réseaux de la France Combattante, d’abord le réseau Foch puis étant toujours en relation avec Gilbert Burlot, il entre en juillet 1943 dans le réseau Eleuthère. Il est aussi l’un des membres fondateurs du mouvement résistant Front national faisant partie du comité directeur.
Il est arrêté dans son cabinet le 17 avril 1944 par la Gestapo. Transféré à Compiègne le 28 avril 1944, il est déporté dans le camp de concentration de Buchenvald sous le matricule : 49849. Il réussit à s’échapper le 14 avril 1945, lors d’un transfert et rejoint l’armée américaine en tant que médecin auxiliaire auprès des prisonniers de guerre d’Eisenach et Gotha afin de soigner les déportés et les prisonniers de guerre.
Lorsqu’il rentre en France en juillet 1945, son épouse, Aimée, vient d’être élue maire de Saint-Sébastien. Elle devient ainsi l’une des plus jeunes et des premières femmes maires de France. Sa femme battue lors des élections suivantes, Marcellin Verbe décide de se présenter en 1953 sur une liste « Action sociale et économique pour la défense des intérêts locaux », et remporte l’élection. Cinq ans plus tard, il est élu au Conseil Général, mandat qu’il conservera jusqu’en 1982.
Lors de son mandat, il signe en 1964 un jumelage avec la ville allemande de Glinde. Battu en 1983 dès le premier tour, mais se désistant, il est nommé, maire honoraire[1
Il sera également Vice-Président du Conseil Général de 1970 à 1982 et deviendra Conseiller Général honoraire en 1994.
