Un mathématicien sous les verrous…
Il ne s’agit pas cette fois
de Jacques Paris et de l’Iran
mais de Azat Miftakhov et de la Russie

L’Express
Il se trouve que Bernard Randé, le correspondant du mathématicien russe emprisonné, a été, avant Louis-le-Grand, le professeur de mathématiques de la classe de MP* du Lycée Clemenceau. Il a succédé à François Fraboul et a été remplacé par Bernard Luron à son départ à Paris.
L’article complet, publié sur le web, est insoutenable compte tenu des violences, voire des tortures, exercées sur le prisonnier. Pour cette raison, il ne sera pas reproduit ici dans son intégralité.
Il en dit toutefois un peu plus sur la correspondance entre Bernard Randé et Azat Miftakhov :
» Il n’existe pas beaucoup de raisons de se réjouir au sein de la colonie pénitentiaire russe de Dimitrovgrad, située à quelque 800 kilomètres de Moscou. A l’automne dernier, Azat Miftakhov, jeune mathématicien de 33 ans détenu depuis 2019 dans les geôles russes, trouve pourtant une « bouffée d’air frais », selon ses propres mots, en ouvrant une lettre inattendue. Celle-ci provient de Bernard Randé, docteur en mathématiques français et enseignant au prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand. Le scientifique lui propose de travailler sur la reformulation d’un problème mathématique complexe, lié à la conjecture de Chui, non résolue depuis plus de cinquante ans. Pendant quatre mois, à l’aide d’un stylo et de feuilles auxquels il n’a accès que quelques heures par jour, le détenu s’y consacre. Et finit par trouver une solution, qu’il couche proprement sur le papier à en-tête de la prison.
« Sans doute n’aurais-je pas osé vous répondre si mes efforts pour résoudre votre problème ne s’étaient pas soldés par un certain succès », écrit Azat Miftakhov à Bernard Randé dans une longue lettre assortie de sa démonstration mathématique, reçue le 6 mars 2026. Le jeune homme y précise que ce travail scientifique – qui sera publié dans la revue mathématique française RMS courant juillet – « l’a privé de nombreuses heures de sommeil », mais a également « égayé ses journées » avant son transfert dans un autre établissement qui, il l’espère, « aura des conditions de détention un peu plus souples ». «
Espoir malheureusement déçu !
Georges