Notre amie
Sylvie Bossy-Guérin,
professeure au Lycée Julien Gracq de Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire)
membre du Bureau du Comité de l’Histoire du Lycée Clemenceau,
nouvelle docteure en histoire contemporaine
On sait que Sylvie est l’auteure de plusieurs numéros du Tigre déconfiné consacrés à la pratique du rugby au Lycée de Nantes.
La thèse de Sylvie dont le titre est :
Transferts culturels et circulations des savoirs et des techniques sportives : l’influence britannique dans la pratique du rugby dans la France de l’Ouest (1872-1947)
a été dirigée par Stanislas JEANNESSON (Nantes-Université) et co-dirigée par Olivier CHOVAUX (Université d’Artois)
Le jury était composé de Sylvie APRILE (Université Paris-Nanterre), Karen BRETIN (Université de Bourgogne), Mickaël ATTALI (Université de Rennes 2) et Sylvain DUFRAISSE (Nantes-Université).
On sait que Sylvie a été très chaleureusement félicitée par son jury de thèse.
Bravo Sylvie !
Georges est très heureux
Résumé de thèse :
La question de l’influence britannique dans la diffusion du rugby au sein de l’arc rugbystique Le Havre-Bordeaux entre 1872 et 1947 est au cœur de cette thèse d’histoire. À partir de l’ancrage havrais de 1872, l’objectif est de présenter et de comprendre les étapes de l’implantation du rugby dans la France de l’Ouest – un espace qui s’étend sur vingt-trois départements entre le Havre et Bordeaux – , d’identifier le rôle et l’action des Britanniques dans la diffusion puis la maitrise de ce sport, de réfléchir sur le rythme des temporalités de l’influence britannique et de s’interroger sur la place du rugby dans les relations franco-britanniques à l’échelle régionale. L’année 1947, qui voit le retour de la France dans le Tournoi des Cinq Nations après une longue période d’exclusion par les instances britanniques en 1931 interdisant toute rencontre franco-britannique de rugby amateur sur le sol français, clôt cette étude qui s’étend sur une période de 75 années.
Privilégier une histoire « d’en bas », à hauteur des terrains de rugby, implique d’identifier les différents acteurs des transferts culturels franco-britanniques et de la circulation des savoirs sportifs – professeurs, lycéens, sportifs, dirigeants, industriels, Français et Britanniques – afin d’en approcher au plus près les modalités et d’en mesurer les emprunts et les empreintes britanniques sur la pratique du rugby dans la France de l’Ouest. Des sources variées et éparses ainsi que des archives privées témoignent de la précocité de la pratique et du rôle de Britanniques dans l’initiation et la maîtrise du rugby dans la France de l’Ouest. Elles attestent de l’implantation du rugby dans cet espace, longtemps angle mort de l’historiographie.