JÉGOU Charles Marie Auguste (dit Jégou d’Herbeline)


Notice signée : Jacques Boulard

 

JÉGOU Charles Marie Auguste

(1807-1880)

Élève / Ingénieur

 

Charles Marie Auguste Jégou est né le 19 janvier 1807 à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Il est le fils de Yves Marie Jégou, alors professeur de lettres à Saint-Brieuc, qui sera l’un des sept premiers enseignants nommés au lycée impérial de Nantes où, professeur de rhétorique, il enseignera de 1808 à 1827.

 

En 1865, par décret, C.A. Jégou prendra le nom de Jégou d’Herbeline, relevant le nom de sa mère, Marie Françoise d’Herbeline.

Boursier, il entre (2ème) à l’École Polytechnique, en 1824 avec son frère aîné Yves Marie Jégou (fils) (1805-1845) lui-même élève du collège royal de Nantes, puis à l’École des ponts et chaussées (1er sur 25).

En 1835, il est nommé à Nantes pour la construction du nouveau port de Saint-Nazaire. De 1840 à 1849, il travaille en collaboration étroite avec Jules Maillard de la Gournerie. (Ce dernier rédigera la notice nécrologique de C.A. Jégou). Il devient, en 1843, ingénieur en chef des travaux de Saint-Nazaire, poste qu’il quitte en 1864.

A Nantes, il reconstruit le pont Rousseau, le pont Maudit, le pont de Pirmil et restaure la levée de la Divatte. Nommé inspecteur général (1864), il prend, en 1873, la direction de l’École des ponts et chaussées à Paris. Le Service des eaux à Nantes doit beaucoup à Charles Marie Auguste Jégou (ainsi qu’à un autre élève du lycée, Gaston Michel (1861-1937) ), comme l’a relaté en détail Claude Richomme dans Nantes et sa conquête de l’eau (1997).