GUILLAUMAT Adolphe


Livre du Bicentenaire (Coiffard, 2008)

200 ans d'histoire - copie

Dictionnaire biographique

Notice signée : Jean-Louis Liters

 

 

GUILLAUMAT Adolphe

(1863-1940) 

Élève / Général

 

Né le 4 janvier 1863 à Bourgneuf (Charente-Maritime), d’un père officier.

Entré à Saint-Cyr en 1882, il sort major de sa promotion et choisit de servir au 65ème RI de Nantes. En septembre 1908, il est nommé commandant du Prytanée militaire de La Flèche, puis directeur de l’Infanterie (janvier 1913) et chef de cabinet du ministre de la guerre Messimy (juin 1914).

Il se distingue, à la tête de la IIème Armée, à Verdun en août 1917. De décembre 1917 à juin 1918, il commande et réorganise les troupes alliées d’Orient et est le véritable artisan de la victoire de septembre 1918 à Salonique. Après la percée allemande du Chemin-des-Dames en mai 1918 qui menace Paris, il est rappelé en France par son ami Clemenceau qui a peut-être alors l’intention de le nommer commandant en chef des forces françaises à la place de Pétain. Il devient gouverneur militaire et commandant du camp retranché de Paris puis, après la retraite allemande, commandant de la Vème Armée.

Après la guerre, inspecteur général (juin 1919), membre du Conseil supérieur de la guerre (1920), il commande de 1924 à 1930 les forces d’occupation alliées des territoires rhénans, avec une interruption en juin 1926, mois pendant lequel il est ministre de la guerre dans un gouvernement Briand. Retiré à Nantes en 1939, il meurt le 18 mai 1940. Depuis novembre 1947, il repose sous le dôme des Invalides.

Lauréat en 1882 du prix de physique et chimie en classe de mathématiques, offert par l’Amicale des anciens élèves, il préside de 1935 à 1939 l’Association parisienne des anciens élèves.

Il est le père de Pierre Guillaumat (1909-1991), ministre du général de Gaulle, fondateur et premier président de la Société nationale Elf-Aquitaine.