BRUNELLIERE Charles (dit Yves Marcas)


Livre du Bicentenaire (Coiffard, 2008)

200 ans d'histoire - copie

Dictionnaire biographique

Notice signée : Jean-Louis Liters

 

 

BRUNELLIÈRE Charles

(1847-1917) 

Élève / Armateur

Pseudonyme : Yves Marcas.

 

Né le 21 octobre 1847 à Nantes, il est le fils d’un bouquiniste.

 

Après divers emplois, il fonde en 1883 avec son frère cadet Fernand Brunellière, lui-même élève du lycée, la société « Charles et Fernand Brunellière ». Il fait construire le premier grand voilier en acier puis les deux premiers grands vapeurs. Avec son frère, il contribue à la création de la Fédération maritime de Bretagne.

 

Mobilisé en 1870, le dégoût de la guerre le fait se tourner d’une part vers la franc-maçonnerie et d’autre part vers l’action politique. D’abord comme radical puis comme socialiste, il est régulièrement élu membre du conseil municipal de Nantes entre 1884 et 1908 mais il échoue aux législatives devant Maurice Sibille.

 

Réorganisateur à partir de 1888 du parti socialiste nantais et l’un des fondateurs à partir de 1900 de la Fédération socialiste de Bretagne, il est l’immuable secrétaire général de la Fédération socialiste de Loire-Inférieure. Il est aussi le premier à demander la création d’une bourse du travail ; sur le plan syndical, il s’intéresse notamment aux professions de marin et de viticulteur. En 1889, il fonde Le Républicain révisionniste et écrit de nombreux articles ou brochures : La Classe ouvrière devant le socialisme (1891), Les Souffrances de la classe ouvrière (1895).

Il a eu une influence sur Aristide Briand dont il se méfiait et sur Fernand Pelloutier.

 

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Extrait du site « Nos Ans Criés »

« Nos Années Cruelles »

(Une chronique de Jean Bourgeon)

 

16 février 1917 : Charles Brunellière

Aujourd’hui, Le Populaire (mais pas Le Phare) consacre un long article aux obsèques de Charles Brunellière décédé le 12 février : « Une très nombreuse affluence avait tenu à venir saluer la dépouille mortelle de notre concitoyen, si répandu dans les milieux politiques et sociaux où il s’était fait apprécier par l’ardeur de ses convictions et sa serviabilité…. Président de la Libre-Pensée, membre de la Fédération socialiste nantaise, il fut plusieurs fois conseiller municipal et même adjoint sous la mairie Normand ; il s’employa toujours pour le bien de la cause laïque et sociale et fut pendant de longues années très répandu dans les milieux républicains ».

Charles Brunellière, militant socialiste candidat à toutes les élections, cantonales ou législatives, fut aussi très lié aux mouvements syndicaux ouvriers, marins et paysans. Il se battit en particulier aux côtés des vignerons nantais contraints par le « bail à complant ».

Le maire de Nantes, Paul Bellamy, et Gaston Veil, directeur du Populaire, assistent aux obsèques.