GRANDJOUAN Jules


Livre du Bicentenaire (Coiffard, 2008)

200 ans d'histoire - copie

Dictionnaire biographique

Notice signée : Jean-Louis Liters

 

 

GRANDJOUAN Jules

(1875-1968) 

Élève / Dessinateur

 

Né à Nantes le 22 décembre 1875, dans une famille de transporteurs et de répurgateurs, il est élevé par sa mère, veuve à 29 ans, et par ses grands-parents maternels ; son grand-père maternel est un ancien compagnon du Tour de France. Sa mère l’envoie à Paris assister aux obsèques de Victor Hugo, le 22 mai 1885.

Dès 1896 il publie des dessins dans l’Ouest républicain et pour la revue Le Clou. En 1897 il participe, tout comme son cousin Émile Laboureur, au concours d’affiches de la revue Le Clou.

Il réalise, de 1897 à 1899, quatre invitations aux soirées et banquets organisés par l’une ou l’autre des deux associations d’anciens élèves du lycée.

A partir de septembre 1897, il est le directeur artistique de la Revue nantaise lancée avec ses amis du lycée Marcel Giraud-Mangin et Victor Gaumer. Jules Grandjouan, auteur de l’album Nantes la grise (1899), est aussi l’illustrateur de Bubu de Montparnasse (1905) de son ami Charles-Louis Philippe.

Dreyfusard, militant syndicaliste et antimilitariste, adversaire résolu du sénateur de la Loire-Inférieure le général Mercier, il est célèbre pour sa participation à l’Assiette au beurre, au Rire et à La Voix du peuple. Souvent poursuivi pour ses dessins, il est condamné en 1911 et il quitte la France. De ses voyages en Allemagne, en Italie et en Egypte qui précèdent son amnistie de février 1913, il ramène dessins et aquarelles. Dans La Russie vivante, il relate son voyage en Union Soviétique en 1926, au cours duquel il est reçu par Trotsky. La danse est aussi l’un de ses thèmes d’inspiration, surtout après sa rencontre avec la danseuse Isadora Duncan.

Parmi ses œuvres en relation avec le lycée, il laisse des portraits de Marcel Schwob et Maurice Schwob, Émile Laboureur, Georges Lafont, une lithographie Fedrun dédiée à Alphonse de Châteaubriant, des caricatures d’Émile Laurent, d’Aristide Briand et de Georges Clemenceau.